Chaque année en France, la trêve hivernale revient du 1er novembre au 31 mars. Cette période vise à préserver les personnes en situation précaire d’une expulsion pendant les mois les plus froids.
La trêve hivernale interdit toute expulsion locative, même si une décision de justice a été rendue auparavant. Concrètement, un propriétaire ne peut pas faire intervenir la force publique pour obliger un locataire à quitter son logement. Cette mesure découle d’un principe simple : personne ne doit se retrouver à la rue en hiver, lorsque les conditions climatiques peuvent mettre en danger la santé ou la vie des personnes vulnérables.
En plus du gel des expulsions, la trêve protège aussi les ménages contre les coupures d’énergie. Les fournisseurs d’électricité, de gaz ou de chaleur ne peuvent pas couper l’alimentation pour impayés. Ils peuvent toutefois réduire la puissance électrique, sauf pour les foyers bénéficiant du chèque énergie. Cette garantie permet aux familles de maintenir un minimum de confort dans leur logement, le temps de trouver une solution.
Il est important de préciser que la trêve hivernale ne met pas fin aux procédures. Les actions en justice continuent : un juge peut être saisi, un commandement de payer peut être délivré, et une décision d’expulsion peut même être prononcée. Simplement, l’exécution de l’expulsion est reportée au printemps.
Les personnes occupant un logement sans droit ni titre (squat) peuvent être expulsées pendant la trêve, notamment si la justice l’ordonne. De même, un relogement adapté peut permettre une expulsion anticipée.
Ce dispositif, souvent débattu, reste essentiel : il offre un répit aux locataires en difficulté et donne le temps nécessaire aux services sociaux pour intervenir, tout en rappelant aux propriétaires que des solutions amiables doivent être recherchées avant tout.
années d'expérience
domaines d'expertise
clients défendus